Mobilisation sociale :
15 000 manifestants à Evreux, 1 autruche à l'Elysée.
24 septembre 2010
Impressionnant cortège dans les rues d’Evreux hier après-midi ! 15 000 manifestants ont arpenté Evreux sous un soleil de plomb pendant plus de deux heures.
Les syndicats avaient choisi le boulevard Gambetta, devant la Gare SNCF, comme lieu de rendez-vous pour éviter l’engorgement du 7 septembre dû au nombre important de manifestants. C’est râté ! Avec environ 3 000 manifestants de plus, le boulevard Gambetta débordait de tout côté ! Tant mieux.
Côté nombre, la mobilisation était réussie. Côté ambiance, les slogans et les chants se succédaient de cortèges en cortèges, encore plus fortement que le 7 septembre.
Qui a dit que la mobilisation baissait ?
Pas les communistes en tout cas !
Notre cortège comprenait près de 200 militants dont un certain nombre de jeunes communistes, sans parler de nos militants syndicaux présents dans leurs délégations respectives. Nos élus étaient présents : conseillers généraux, conseiller régional, maires et conseillers municipaux mêlés. Un tract des élus informait les citoyens des dangers de la réforme territoriale voulue par Sarkozy.
Parallèlement au cortège, deux tables accueillaient les manifestants pour proposer une carte-pétition à envoyer à l’Elysée. 1 000 cartes ont été distribuées. Plus de 260, déposées dans des "boîtes aux lettres" mobiles par les manifestants seront directement envoyées par nos soins. Une belle réussite !
Au delà d’Evreux, la mobilisation sociale a été une réussite. Dans le privé comme dans le secteur public. Beaucoup de salariés présents dans l’action le 7 septembre n’ont pu se libérer cette fois-ci, pour des raisons financières évidentes. Sans parler des précaires. Ce sont donc de nombreux salariés qui ont rejoint la mobilisation hier !
Face à cette mobilisation, le gouvernement et Sarkozy jouent la politique de l’autruche. Très fort ! L’Elysée publiait un communiqué à midi pour faire le bilan de la journée de mobilisation sociale ! Madame Irma (et sa roulotte) serait-elle entrée au gouvernement ?
Le gouvernement et la droite jouent la démobilisation mais la réalité est toute autre. La pression doit continuer et s’amplifier. Il faut que de nouveaux salariés, de nouvelles entreprises rejoignent l’action. Les jeunes, futures victimes de cette réforme, doivent aussi se mobiliser : la rentrée universitaire commence.
Le retrait de cette réforme peut être obtenu.
Les communistes et leurs députés proposent une autre réforme, basée sur la retraite à 60 ans à taux plein et une plus grande contribution du Capital. Nous continuerons notre travail d’information et de mobilisation des salariés et de la population. jusqu’au retrait et au delà !









