Marche citoyenne du 5 mai :
180 000 manifestants à Paris contre l'austérité et pour une sixième République
6 mai 2013
180 000 manifestants ont répondu à l’appel du Front de gauche et du Parti communiste ce dimanche à Paris. C’est beaucoup mieux que les 100 000 manifestants espérés !
180 000 manifestants et quelques centaines d’eurois, au moins 200, venus grâce aux 4 cars affrêtés par le PCF de l’Eure, par le train et en covoiturage.
Même si la Préfecture de Paris, comme d’habitude, bidonne les chiffres pour complaire à son ministre de tutelle, ce sont bien nos estimations qui sont les bonnes ! Le nombre de cars, les trains spéciaux, les billets groupés, le covoiturage, sans compter les manifestants venus par leurs propres moyens, les 30 000 manifestants annoncés par la Préfecture frisent le ridicule, comme sous l’ère Sarkozy !
Sous le soleil de mai, les manifestants présents arboraient essentiellement la couleur rouge, celle de la révolte et de l’espoir ! Rouge de colère contre un gouvernement socialiste qui prend le relai de la droite pour appliquer une austérité qui enfonce le peuple de France dans le chômage et la précarité, rouge de colère contre une majorité socialiste qui vote un Accord national interprofessionnel minoritaire et qui sape le Code du travail, rouge d’espoir avec une mobilisation populaire comme celle de ce 5 mai, rouge d’espoir avec la solidité des propositions du PCF et du Front de Gauche.
Le rouge, c’est aussi celui des drapeaux ! Ceux du PCF et de la Jeunesse Communiste, très majoritaires dans ce cortège. Mais aussi, évidemment, ceux du Front de Gauche et de ses partenaires, depuis le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, en passant par la Gauche Unitaire, le Parti Communiste des ouvriers de France ou la FASE.
Et, à côté de ce cortège Front de Gauche, NPA et Lutte Ouvrière, eux aussi présents pour dénoncer la politique gouvernementale et appeler à l’unité des travailleurs.
Oui, le rouge de la révolte et de l’espoir était présent. Il voisinait aussi le drapeau tricolore, celui de la Nation et du peuple de France, pour rappeler notre exigence d’une Sixième République qui offre aux travailleurs un cadre pour défendre leurs acquis sociaux, le droit au travail, à la Santé, à l’Education.
Même si cela ne plait pas chez certains partisans du social-libéralisme, il y a bien en France une gauche combative, une gauche qui ne renie pas ses engagements électoraux, une gauche qui refuse de plier devant les exigences du capital et de la finance !
Le PCF et le Front de Gauche ont réussi leur pari : mobiliser plus de 100 000 manifestants pour montrer, non seulement au gouvernement, mais aussi au peuple de France, qu’il existe une alternative à gauche, une alternative qui refuse l’austérité et qui veut redonner sa place au peuple.







