Alternative à gauche :

Le PCF lance avec le Front de Gauche une grande campagne contre l'austérité

Pierre LAURENT, secrétaire national du Parti communiste français, a annoncé le lancement d’une grande campagne nationale contre l’austérité.

Avec le Front de Gauche, le PCF souhaite combattre l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative à l’austérité qu’on nous impose : c’est faux !


17 janvier 2013

Lors du Comité national du PCF (son "parlement"), mardi 16 janvier, Pierre LAURENT a annoncé le lancement d’une grande campagne nationale pour démontrer qu’il existe une alternative à l’austérité.

Organisée sur plusieurs mois, avec différents types d’actions de terrain et des temps forts nationaux, cette grande campagne doit permettre aux travailleurs de reprendre confiance et au mouvement social de renouer avec l’offensive face à un patronat qui multiplie les exigences et face à un gouvernement qui ne lui résiste pas.

Voici un extrait du discours de Pierre LAURENT sur cette campagne :

"La situation (actuelle) offre (...) un visage contradictoire. D’un côté, la politique gouvernementale, tellement contraire aux attentes du changement, déconcerte, démobilise, désespère. Elle nourrit la résignation et la peur du lendemain et offre dans ces conditions à la droite et à l’extrême droite, au MEDEF, aux forces de réaction des espoirs de reconquête. Le danger est réel si nous restons l’arme au pied.

D’un autre côté, des forces, chaque jour plus nombreuses, peuvent comprendre que leur entrée en scène, leur mobilisation, leur intervention deviennent indispensables. Mais pour cela, il faut qu’il leur soit proposé une voie de mobilisation positive, utile à faire progresser le changement et non à l’entraver plus encore.

C’est exactement le rôle que nous pouvons jouer. Il n’est pas question de nous laisser enfermer dans le rôle d’opposant buté qu’on veut nous assigner, comme s’il n’existait qu’un seul choix possible à gauche ; ou soutenir le gouvernement, ou devenir un allié plus ou moins honteux de l’opposition de droite. Nous récusons cette alternative piégée.

Nous assurons notre rejet des mauvais choix du gouvernement au nom d’une idée centrale, une autre politique est possible pour la gauche.

Oui, « l’alternative à l’austérité c’est possible » et c’est pourquoi nous en faisons le thème de la campagne que nous lançons avec tout le Front de gauche et qui peut devenir le point de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui ne renoncent pas au changement. Et ils sont très nombreux à gauche et dans le pays.

Notre campagne sera symboliquement lancée à Metz, le 23 janvier au cours d’un grand meeting ouvert par les sidérurgistes de Florange et auquel Jean-Luc Mélenchon, Christian Piquet, Clémentine Autain, Myriam Martin et moi-même prendrons la parole. Tout doit être fait pour la réussite de ce meeting et de son écho dans le pays.

Notre campagne doit reposer sur deux dimensions : elle doit être une campagne pour des propositions alternatives, pour démontrer que ces alternatives sont possibles et qu’elles sont de nature à répondre à la crise. Nos propositions pour la sécurisation de l’emploi et des contrats de travail ; pour la relance des services publics de santé, de logement et d’éducation, des investissements publics, de la production industrielle et de la transition énergétique ; pour la mobilisation publique du secteur bancaire et financier ; pour la justice fiscale, les salaires et les retraites ; pour les nouveaux droits des salariés ; pour des grandes réformes du mariage pour tous, du droit de vote des étrangers et de la démocratisation de la République ; pour les moyens d’une action publique dynamique des collectivités locales... doivent être partout mises en avant.

Et notre campagne doit être une campagne de rassemblement, bien au-delà des forces du Front de gauche. Je le dis, des forces se libèrent, vont se libérer dans toute la gauche, à nous de les rassembler dans l’action pour des alternatives concrètes à l’austérité, pour des solutions de gauche à la crise.

Je propose que toutes nos conférences de sections, toutes nos conférences départementales débouchent sur des décisions concrètes de déploiement de cette campagne : réunions publiques, meetings, marches, votations... Toutes les formes sont bonnes. Soyons à l’initiative.

Nous déploierons cette campagne pendant tous les mois qui viennent. Un grand rendez-vous national sera sûrement nécessaire avant l’été. Mais nous devrions aussi jusqu’au congrès pousser la réflexion sur la proposition contenue dans notre texte : pourquoi pas des assises nationales du changement, largement ouvertes, d’ici la fin de l’année 2013 ? Il nous faut en tous les cas pousser la réflexion collective sur l’ancrage politique de cette campagne."

En document à télécharger : les 25 mesures que nous portons pour sortir de la logique d’austérité et relancer l’économie et l’emploi.


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