Retraites :

Les sénateurs Communistes en résistance

Les sénateurs du groupe communiste (CRC) du Sénat ont averti mardi lors d’un point de presse qu’ils allaient "faire de la résistance" contre la réforme des retraites, "à l’unisson du mouvement social"


29 septembre 2010

"On va faire de la résistance, nous entendons mener la lutte, nous serons à l’unisson du mouvement social", a déclaré Guy Fischer. Le sénateur du Rhône a annoncé que son groupe allait déposer près de 400 amendements.

"Nous ne serons pas dans un débat d’aménagement", "notre objectif est de tout faire pour que le débat de fond continue sur la remise en cause du droit à la retraite", a expliqué la présidente du groupe, Nicole Borvo Cohen-Seat.

"On passera à 62 ans et en réalité avec le jeu de l’allongement de la durée de cotisation on aura plus de droit à la retraite", a-t-elle lancé.

"Si on n’a pas assez cotisé, on n’aura plus qu’à prendre des retraites par capitalisation ou se faire des compléments de retraite", s’est-elle indignée.

Ce serait "le recul social le plus important de l’après-guerre" et "notre groupe sera omni-présent", a insisté Guy Fischer. Pour lui, les "aménagements" et les "propositions du président du Sénat, Gérard Larcher", sont "des propositions de diversion". Il a accusé la majorité sénatoriale au travers des amendements du rapporteur UMP Dominique Leclerc de "mettre en cause d’une manière insidieuse la retraite par répartition" au profit de la "capitalisation".

"A travers les amendements du rapporteur c’est la capitalisation qui, à court, moyen ou long terme sera mise en place" a-t-il affirmé. Il a indiqué que le rapporteur devait soumettre 129 amendements à la commission des Affaires sociales. "M. Sarkozy veut mettre à son tableau de chasse la retraite à 60 ans et le coeur de la réforme ne sera pas touché", a assuré Guy Fischer.

La commission des Affaires sociales du Sénat entame mardi l’examen du projet de loi de réforme des retraites voté le 15 septembre par les députés et qui viendra en discussion en séance à partir du 5 octobre.

Après le dossier des retraites, soit-disant LE gros dossier du quinquennat de Sarkozy, certains élus UMP parlent de rouvrir le dossier des 35 h... pour le couler, évidemment. Et demain, nous travaillerons 39 heures payées 35 durant 62 à 67 ans pour une retraite incomplète. "Travailler plus SANS gagner plus !", le slogan de Sarko en 2012 ?


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