
Les résultats du second tour des élections départementales dans l’Eure confirment que le département de l’Eure bascule à droite. Aucun candidat du FN n’est élu. La population de notre département va connaître des jours difficiles avec des attaques redoublées contre les politiques de solidarité, d’action sociale et d’éducation, les services publics départementaux, la culture… Mais elle pourra compter dans les combats à venir sur les trois élus PCF-Front de Gauche, Andrée OGER et Serge MASSON dans le canton de Saint-André-de-l’Eure, Gaëtan LEVITRE dans le canton de Pont-de-l’Arche ainsi que sur Maryannick DESHAYES (EELV) élue en binôme avec ce dernier.
Le Parti communiste a tout fait pour empêcher les gains de la droite et de l’extrême droite. Au premier tour, en rassemblant pour des choix de gauche avec les candidats du Front de gauche et une candidate EELV, totalisant plus de 8% des voix. Au second tour, en mobilisant partout dans la clarté pour faire barrage à la droite et à l’extrême-droite.
Aucun élu de gauche n’aurait pu gagner sans ce travail de rassemblement mené par les communistes. Ils agiront désormais dans le Conseil départemental, à parité, seule véritable avancée démocratique de ce scrutin.
Les conseillers départementaux communistes et du Front de gauche élus confirment la place du PCF dans la vie politique du département. Le Parti socialiste subit pour sa part une lourde défaite avec la perte de nombreux élus.
Les électrices et les électeurs ont en effet exprimé une nouvelle fois leur rejet de la politique du gouvernement et de son absence de résultat. La responsabilité de François Hollande et de Manuel Valls est grande dans le retour aux affaires de la droite dans notre département comme dans une majorité de départements au niveau national.
A l’occasion des multiples initiatives et rencontres tenues par nos militants, nous avons constaté l’immensité de la défiance et du désarroi de milliers d’Eurois comme de millions de Français qui, confrontés à la violence du quotidien, se sentent totalement trahis. Continuer à rester sourd à ce qui sonne clairement comme un appel à un changement de cap politique serait engager la France dans le scenario du pire. Les communistes ne s’y résoudront jamais.
La majorité départementale de droite va s’attaquer aux politiques publiques en opposant les Eurois entre eux et en tentant de détourner leur regard des vraies responsables de la crise : les politiques d’austérité, les actionnaires et la finance.
J’appelle l’ensemble des citoyens à la vigilance, à l’unité et à l’action commune pour la défense des services publics et des choix politiques de solidarité.
Nous pouvons déjouer le coup monté du tripartisme. Ce scénario mortifère pour la gauche sous-tend l’abandon des classes populaires à l’abstention et au Front national et la marginalisation de toute politique alternative sociale et solidaire à l’austérité. Nous le refusons catégoriquement.
Au lendemain, de ce scrutin, rien n’est désormais plus urgent que de construire dans les luttes, dans l’action quotidienne et la solidarité concrète, dans le débat politique, une réponse politique neuve, clairement citoyenne et populaire, clairement à gauche.
J’appelle à nouveau toutes les forces citoyennes, politiques et sociales disponibles à la construction d’un mouvement de gauche alternatif ample et populaire, à vocation majoritaire, pour ouvrir à nouveau l’espoir. Communistes et autres composantes du Front de gauche, écologistes, socialistes refusant l’impasse actuelle, citoyens, syndicalistes … doivent converger pour construire ce nouvel espoir.
La mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle du 9 avril leur donnera l’occasion de s’affirmer avec force. D’autres initiatives nouvelles seront nécessaires. Les communistes vont y travailler activement.