Suite à l’accord technique entre le Parti populaire européen (PPE) et les socialistes européens, Jerzy Buzek, Polonais et conservateur, a été élu pour deux ans et demi président du Parlement européen avec 555 voix.
Au terme de cette période, il devrait être remplacé par le socialiste allemand Martin Schultz.
Perspective qui a fait s’insurger la délégation du Front de gauche à Strasbourg, qui appellait à « choisir entre les valeurs et les postes ». Pour les députés français de la Gauche unitaire européenne (GUE), « Buzek n’est pas n’importe quel candidat (…) : il est représentatif de la droite la plus conservatrice. » Le communiqué précise qu’« il s’est vanté d’avoir fermé 22 mines dans sa région, s’est félicité des privatisations ».
Ils ont donc appelé tous les députés à porter leur voix sur la seule candidate alternative, celle présentée par la GUE, la féministe suédoise Eva-Britt Svensson. La députée suédoise qui a récemment obtenu le soutien du Parlement européen pour la campagne UNIFEM sur la violence à l’encontre des femmes a obtenu 89 voix sur les 644 suffrages valides exprimés.
Pour rappel, le groupe GUE rassemble 35 eurodéputés. La candidate du groupe a donc rassemblé largement au delà de ses rangs.
Les Verts européens par le biais de leur présidente de groupe Rebecca Harms (Verts/ALE, DE) se sont associés aux félicitations des autres députés, affirmant : "c’est un honneur pour nous de vous avoir comme Président".
Quant aux eurodéputés sociaux-démocrates, on voit les contorsions politiques qu’ils sont prêts à faire pour conserver leurs positions !
