Grèce
Les députés communistes n’ont pas voté le plan du gouvernement
mardi 4 mai 2010
par Eric
Fédération de l’Eure du PCF ::: http://www.27.pcf.fr
L’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit de lundi à mardi, le plan français "d’aide d’urgence" à la Grèce, soit 16,8 milliards d’euros de prêts bilatéraux sur trois ans, dont 3,9 milliards en 2010, sur un total de 110 milliards annoncés dimanche par l’UE et le FMI. L’UMP et le PS ont voté ensemble en faveur de ce prêt à 5 %. Seuls les députés PCF et Parti de gauche, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, ex-UMP), ont voté contre.

Le communiqué des élus communistes et républicains.

"Les Députés communistes et républicains ont voté contre le plan soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale et abusivement qualifié de « plan d’aide » à la Grèce. Il s’agit, en effet, d’un dispositif dont l’unique objectif est de renflouer les marchés financiers et les banques qui ont enfoncé la Grèce dans la crise en spéculant sur la dette publique de ce pays. Au passage, l’Etat français, de la manière la plus immorale qui soit, envisage de tirer bénéfice de cette opération en encaissant 160 millions de bonus au titre des intérêts d’un prêt dont le taux avoisinera les 5%.

Ce qui est présenté, de Paris à Berlin, comme un geste de solidarité à l’égard de la Grèce, vise en réalité à garantir les profits des banques françaises et européennes en contre partie d’un plan d’austérité drastique pour le peuple grec qui devrait supporter des sacrifices sans précédent en matière de salaires, d’emploi, de protection sociale etc... Ces orientations particulièrement injustes socialement ne feront que plonger un peu plus la Grèce dans les difficultés. Les Députés communistes et Républicains dénoncent cette loi d’airain qui inspire aussi la politique développée par le gouvernement français à l’encontre des fonctionnaires et des salariés de notre pays.

Le peuple grec et la Grèce ont besoin de mesures inspirées d’une toute autre logique favorisant les coopérations, l’emploi, le pouvoir d’achat et répondant aux besoins sociaux."