Défense des retraites
Des soutiens internationaux
vendredi 29 octobre 2010
par Eric
Fédération de l’Eure du PCF ::: http://www.27.pcf.fr

Le combat du peuple français pour préserver ses droits sociaux interpelle les mouvements syndicaux et politiques progressistes du monde entier.

Ainsi, plusieurs partis communistes ont déjà adressé des messages de soutien aux travailleurs français en lutte. Le Parti Travail de Belgique (PTB) a adressé une « lettre de solidarité avec le peuple français » dans laquelle le PTB félicite « un exemple de détermination, de résistance et d’unité ». Le Parti communiste du Luxembourg (KPL) se joint également à « la lutte sans merci que vous menez pour défendre vos acquis sociaux et vos droits, eux mêmes conquis de haute lutte »et appelle à ce que « tous les travailleurs d’Europe (…) descendent eux aussi dans la rue pour exprimer leur colère et leur opposition à ces mesures. » Nos camarades communistes portugais notent semaine après semaine la radicalisation du mouvement, son amplification et tentent ainsi de donner de la vigueur au mouvement analogue qui se dessine au Portugal avec la grève générale du 24 novembre en perspective. Nos camarades anglais du "Morning Star" consacrent presque chaque jour leur "une" internationale à la France, et comparent avec regret le mouvement atone anglais sous hégémonie travailliste à l’ébullition sociale en France, où la tradition révolutionnaire représentée par le PCF et la CGT est encore vivace. Jusqu’à nos camarades grecs du KKE (Parti Communiste Grec), et leur organe "Rizospastis", qui ont désormais les yeux tournés vers la France, et y voient plus qu’un relais à la lutte qu’ils ont entamé il y a un an de cela et qui ne s’essouffle toujours pas. Mais les échos du mouvement traversent les mers. Sur le continent américain, les communistes colombiens évoquent une grève contre le néo-libéralisme qui pourrait bientôt devenir un nouveau « Mai 68 ». Nos camarades péruviens, vénézueliens, cubains, états-uniens suivent également avec attention les événements en France. Le Parti communiste brésilien (PCB) vient même de publier une note politique où il exprime « son soutien total à la lutte des travailleurs français »et caractérise également le mouvement français « d’exemple pour les travailleurs de toute l’Europe et du monde entier ». Plusieurs fédérations politiques du PCE (Espagne) et syndicales des CC.OO (Commissions Ouvrières) appellent à amplifier le mouvement après la grève du 29 septembre et à prendre comme exemple. En Italie, le mot d’ordre « Fare come in Francia » (Faire comme en France) monte de plus en plus depuis la base des partis communistes et des syndicats de tradition révolutionnaire. Il trouve désormais un écho tant à la direction du PdCI (Parti des communistes italiens) qu’à celle du PRC (Parti de la refondation communiste).

Les syndicalistes apportent aussi désormais leur soutien, notamment par la voix d’un communiqué de la Fédération syndicale mondiale (FSM) dans lequel la FSM « salue la lutte grandiose des travailleurs, des jeunes travailleurs, des lycéens en France, qui se renforce jour après jour, et elle exprime sa solidarité internationaliste et profonde avec cette lutte ». Sans surprise, le PAME grec et la CGTP-IN portugaise ont déjà exprimé leur entière solidarité avec le mouvement en cours. Le premier syndicat allemand DSB avec ses 7 millions de membres a adressé le 21 octobre dernier une lettre de soutien au secrétaire-général de la CGT dans laquelle nos camarades allemands tiennent à nous confirmer que « les expériences en Allemagne ont montré que l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’a pas rendu la retraite plus sûre ». Depuis Chypre, la PEO (Confédération Chypriote du Travail) apporte elle aussi son soutien au mouvement français en pécisant : "l’objectif principal des forces néolibérales dominantes demeure, d’une part, la dévalorisation du travail et la maximisation des profits et, de l’autre, de faire peser le fardeau des conséquences de la crise sur le dos des travailleurs". En Belgique, la FGTB, et sa branche CGSP, ont déjà dépassé la simple solidarité verbale avec le mouvement des travailleurs français et sont passés aux actes, en contribuant au blocage de plusieurs dépôts pétroliers dans le pays. Encore une fois, la solidarité va bien au-delà du continent européen. Du syndicat de masse brésilien (3 millions d’adhérents) au LKP guadeloupéen qui avait montré la voie aux travailleurs métropolitains en passant par la DISK (Confédération des syndicats révolutionnaires) turque et ses 400 000 syndiqués. Tous ont déjà envoyé un message de solidarité adressé à la CGT. L’UGT brésilienne précisant "votre victoire seraient un précédent historique pour les travailleurs de tous les pays dans lesquels les droits sociaux demeurent bafoués par des gouvernements qui soutiennent les banques au détriment des salariés et de leurs familles". Même soutien de dizaines de syndicats d’Afrique noire francophone (de Madagascar, de Djibouti, de la Cote d’Ivoire, du Sénégal, du Burundi, du Tchad ou encore du Burkina Faso) ont également exprimé leur soutien et leur solidarité au syndicat représentant historiquement la lutte de classe en France. Ainsi, la CDTN (Confédération Démocratique du Travail du Niger) écrit que "à défaut d’une présence physique à vos côtés, apporte son soutien ferme et indéfectible au mouvement syndical français en général et en particulier à la CGT-France". Même les syndicats palestiniens, malgré leurs difficultés monstres, ont apporté leur soutien à la population française. Leur conclusion concluera cet article : "Vive la solidarité syndicale internationale contre la mondialisation et l’exploitation !"