
1,2 millions de manifestants en France ce samedi 6 novembre, un chiffre important mais en net recul comparé aux journées d’action précédentes.
Peut-on parler d’effondrement comme le chantent rassurés les médias ?
Il faut se rappeler que nous en sommes à la huitième journée d’action depuis la rentrée, que la loi a été votée et que les vacances sont passées par là. Facteur supplémentaire à noter : la météo, plutôt humide.
Au final, le mouvement dure depuis deux mois en continu. L’opinion publique reste très largement opposée à cette loi de casse des retraites et Sarkozy est désavoué par les français, comme son gouvernement. La défaite est dans leur camp !
Désormais, c’est vers l’avant qu’il faut regarder. La loi est peut-être votée mais ne rentrera en action que mi-2011. Il reste du temps.
Au delà de cette bataille sur les retraites, c’est une prise de conscience collective sur l’incapacité du capitalisme à sortir de sa crise qui se fait. Le travail politique sur les perspectives est désormais à approfondir si l’on ne veut pas voir exploser des votes populistes dangereux socialement et stériles politiquement.
Sur Évreux, 1 600 manifestants ont bravé la pluie pour défiler à nouveau contre cette Réforme.
Le cortège était en grande majorité CGT. Peu de militants CFDT, une poignée de militants FO (bien que FO n’appelait pas à manifester dans l’Eure).
Les communistes étaient autour des 200 au sein de leur cortège et constituaient la force politique la plus présente, devant le NPA, les maigres troupes du PS et quelques écolos. Banderole, sono, jeunes communistes plus présents, slogans, tracts... les communistes sont loin de baisser les bras et, avec leurs ateliers citoyens, souhaitent œuvrer à l’ouverture des perspectives politiques aujourd’hui nécessaires