L’année qui vient de s’écouler fut une nouvelle fois une épreuve difficile pour une majorité de nos concitoyens, salariés et retraités, frappés de plein fouet par les effets d’une crise dont ils ne sont pas responsables, mais dont les gouvernants cherchent à leur faire porter le fardeau.
L’explosion du chômage et de la précarité au travail, les murs qui se dressent devant les jeunes pour accéder au premier emploi, les conditions de vie de moins en moins dignes que la société réserve à nos aînés, la baisse continue du pouvoir d’achat face à la hausse généralisée du coût de la vie (dépenses de santé, énergie, carburants, alimentation et services) se traduisent pour tous ceux et toutes celles qui ne vivent que du fruit de leur travail ou de la solidarité nationale par des angoisses et des situations personnelles parfois dramatiques.
La perte des repères sur les valeurs du vivre ensemble qui fondent notre pacte social et républicain est de plus en plus manifeste. Le rejet du personnel politique l’est tout autant. Depuis des années, et en particulier depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, la Droite n’ a en effet cessé de jouer contre le peuple français, en instillant au sein de notre société le poison de la division et en accréditant l’idée que la politique était impuissante face aux bouleversements économiques d’un marché mondialisé. Les inégalités n’ont cessé de croître et le fossé de se creuser entre l’essentiel de nos concitoyens et une minorité qui concentre toutes les richesses. Ceux qui étaient déjà favorisés ont été couverts d’or et d’argent au cours du quinquennat par ce président qui devait être celui du pouvoir d’achat de tous les Français, et qui ne fut en réalité que le fondé de pouvoir de la caste des puissants du CAC 40 et des accapareurs. Sur ce terreau de la crise, encouragées par la surenchère à droite, les idées nauséabondes et dangereuses du FN prospèrent. Mais malgré l’image sociale qu’elle cherche frauduleusement à se donner, Marine Le Pen reste l’alliée objective du patronat, l’ennemie des syndicats, opposée à toute hausse du Smic. Ne nous laissons pas berner par ses slogans.
Mais il n’y a pas de fatalité. Le vœu que nous formons à l’aube de cette année, c’est qu’on en finisse avec Sarkozy et sa bande : qu’ils disparaissent dans les poubelles de l’Histoire, et qu’on les renvoie par où ils sont venus : dans les urnes. Mais cela ne suffira pas. Si la gauche veut gouverner durablement, elle ne doit pas décevoir comme par le passé, et proposer à la place un programme de gouvernement qui rompe franchement avec les politiques libérales. Non pas une alternance de façade, ou des grands mots nobles mais creux qu’on ne retrouvera jamais dans notre assiette, ni quelques mesurettes redistributives.
Partout en Europe, la sociale-démocratie a échoué.
Aujourd’hui, la gauche française, avec ses marqueurs traditionnels, son audace, son ambition forte pour le pays et des propositions claires, c’est Jean-Luc Mélenchon qui l’incarne. Aujourd’hui, la gauche qui ne se résigne pas, celle qui continue de se battre pour la retraite à soixante ans à taux plein, à réclamer une forte augmentation du SMIC, des salaires et des pensions pour relancer la croissance, à défendre l’idée qu’il faut des moyens urgents pour l’école, la santé, le logement, qui a voté contre le funeste traité de Lisbonne et l’Europe des boursiers, la gauche qui ne se laisse pas enfermer dans le piège de l’austérité et les dogmes libéraux, c’est le Front de Gauche qui la fait vivre.
La Finance – via les agences de notation – a décidé de mettre à genou la France. A notre tour, déclarons la guerre à la Finance.
L’Humain d’abord, le programme du Front de Gauche, invite à une révolution citoyenne et écologique pour fonder une nouvelle société du vivre ensemble et de la richesse partagée. La convocation d’une assemblée constituante pour une sixième République, en sera le point de départ pour que nous, Français, reprenions le pouvoir sur les actionnaires et notre destin en main.
A vous toutes et tous, nous adressons nos meilleurs voeux de bonheur, de santé et d’épanouissement.
Valéry Beuriot et Laurence Chapelle Maires-adjoints de Brionne et d’Evreux Candidats du Front de Gauche pour les législatives 2012 dans la deuxième circonscription de l’Eure