
La venue hier de Pierre LAURENT, secrétaire national du PCF, sur Evreux et Vernon, aura mis l’éclairage sur l’intérêt d’un vote Front de Gauche aux Législatives de dimanche.
Après trois heures au contact des habitants des quartiers populaires de La Madeleine et de Nétreville à Évreux, c’est l’heure du meeting départemental, salle du Virolet à Saint Marcel.
200 personnes attendent le secrétaire national du PCF et les différents intervenants.
En première partie comme en fin de soirée, c’est la célèbre compagnie "Jolie Môme" qui chauffe l’ambiance avec ses chansons réalistes et humoristiques, politiquement très engagées. Un vrai bonheur que découvrent de nombreux participants.
Quatre intervenants vont se succéder : Michèle ERNIS, conseillère régionale et représentante de la Gauche Unitaire (ex-NPA), Catherine PICARD, ancienne députée socialiste de la 5ème circonscription et aujourd’hui soutien du Front de gauche et de son candidat, Jean-Luc LECOMTE, maire adjoint de Vernon et conseiller régional, candidat du Front de Gauche sur la circonscription.
Enfin, Pierre LAURENT sera le dernier orateur de la soirée.
Parmi les moments forts de ces interventions, il y aura beaucoup d’arguments en faveur d’un vote massif pour le Front de Gauche.
Localement, les différents intervenants feront jour la nécessité de battre les candidats UMP qui avaient des responsabilités au gouvernement de SARKOZY, Bruno LE MAIRE, dans la 1ère circonscription, et Hervé MORIN, dans la 3ème. Ces personnages sont responsables, comme SARKOZY, du chômage, de l’explosion de la dette, de l’austérité, des reculs sociaux et des nombreux cadeaux faits au Capital et aux riches.
Le cas du député Franck GILARD, sur la circonscription Vernon-Gisors, est particulièrement affligeant, lui qui coanime le courant le plus extrémiste de l’UMP, le plus proche idéologiquement du Front National.
A ce titre, la candidature de Jean-Luc LECOMTE et Gladys PRIEUR, sur cette cinquième circonscription, revêt une importance capitale, non seulement pour la défaite que nous pourrions infligé à cette droite extrême, mais aussi dans un contexte de lamentable division de la gauche socialiste avec trois candidats.
Voter Front de Gauche, c’est aussi se donner la garantie que la politique qui sera menée par Hollande sera bien une politique de gauche. En effet, un groupe parlementaire FdG puissant pèsera sur les votes à l’Assemblée nationale, donc sur les lois qui en sortiront. De même, un poids important du Front de Gauche sur le terrain, même là où ne sera pas élu son candidat, c’est mettre la pression sur les députés qui seront élus.
Elire des députés Front de Gauche, mettre les candidats Front de Gauche en tête au premier tour, c’est permettre l’élection de 10, 20 ou 30 députés Front de Gauche supplémentaire et empêcher que le PS et ses alliés aient seuls la majorité au Parlement, ce qui le laisserait libre de retomber dans les travers qu’on a connu autrefois, en 1983 comme en 1997.
Avoir des députés Front de Gauche, c’est aussi avoir des représentants de terrain, des militants du quotidien qui connaissent leur circonscription, qui y vivent, et qui sauront défendre les emplois de leur territoire et faire entendre les exigences de leurs électeurs.
Avoir des députés du Front de gauche, c’est aussi renforcer le mouvement social, trouver des relais aux revendications des associations et syndicats au sein de l’Assemblée.
Au soir d’une journée qui aura permis de rencontrer des habitants des quartiers populaires et de défendre l’alternative à gauche que constitue le Front de Gauche, on se rend compte du travail effectué depuis l’automne 2008 et le lancement d’un appel au Front de gauche par le PCF !
D’élections en élection, le Front de Gauche montre sa crédibilité, la nécessité de ruptures radicales avec trente ans de capitalisme débridé.
L’élection présidentielle a été un cap, une première étape avec le renvoi de Sarkozy et de son régime réactionnaire.
Les 10 et 17 juin, un deuxième cap peurt être franchi avec l’élection d’une majorité de gauche à l’Assemblée qui ne pourra se faire qu’avec les députés communistes et du Front de Gauche, une garantie que le changement annoncé ne se fera pas que dans les mots, mais aussi dans les actes.
Les candidats du Front de Gauche étaient présents : Valéry BEURIOT et Laurence CHAPELLE pour la 2ème circonscription, Pascal DIDTSCH et Chantal PREVOST pour la 3ème, Arnaud LEVITRE et Martine DEGRYSE pour la 4ème, et, bien sûr, les candidats de la 5ème, Jean-Luc LECOMTE et Gladys PRIEUR.
Sandrine COCAGNE et Thierry DESFRESNES, candidats dans la 1ère, étaient excusés, retenus sur Saint André dans un débat organisé par la Ligue de l’Enseignement.
Parmis les personnalités présentes, notons la présence d’Yves LANIC, maire d’Amfreville-sous-les-Monts, de Pascal JOLLY, maire de Gasny, de Marcel LARMANOU, maire et conseiller général de Gisors, ainsi que Christian JUTEL, secrétaire départemental du PCF.