
Le décès de notre camarade Édouard Courbot jeudi matin 8 novembre a marqué les communistes de l’Eure, particulièrement sur Vernon, tant la personnalité joyeuse et engagée d’Édouard était attachante.
Lors de la cérémonie civile, mercredi 14 novembre, au crématorium d’Évreux, c’est notre camarade Jean-Luc Lecomte, conseiller régional et maire-adjoint de Vernon, qui a pris la parole au nom des communistes.
Vous trouverez ici son hommage à Édouard Courbot.
Nous ne reverrons plus Édouard.
Nous ne le reverrons plus, mais il sera toujours avec nous.
Édouard est arrivé à Vernon, avec sa famille, en 1974. Venant de Guînes et de Calais, il en gardera toujours l’accent et des expressions qui dans sa bouche avaient une saveur particulière.
Après avoir habité avec sa famille aux Valmeux, cours de la Croix d’Épine et travaillé dans un garage en centre ville, Édouard entrera deux ans plus tard chez Durand, une cidrerie qui se transformait peu à peu en graineterie. Il y sera logé et je me rappelle du grand escalier extérieur et couvert qui menait à l’appartement de la famille Courbot.
Édouard avait rejoint le Parti communiste et même si des livraisons souvent lointaines rendaient les journées longues et fatigantes, c’était déjà un camarade très actif.
Édouard restera chez Durand jusqu’à la retraite, puis s’installera à Maulu, hameau de Blaru, une commune des Yvelines toute proche de Vernon, voici une vingtaine d’années. Le pavillon de Maulu a toujours été un lieu où on aime se retrouver pour boire un verre et refaire le monde.
Édouard, c’était celui à qui on pouvait demander un service, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et qui répondait toujours présent, avec le sourire et une blague de circonstance. Ils sont vraiment nombreux celles et ceux qu’Édouard a dépanné alors que leur voiture les avait laissé tomber ou qui ont profité de son fourgon et de ses bras pour un déménagement.
Édouard était un homme tranquille, simple, modeste et humain, un humaniste. C’était aussi un homme curieux, tolérant et déterminé.
C’était une figure du Parti dans notre département et il sera toujours avec moi à la fête de l’Huma, dans les manifs, sur les marchés ou encore devant les entreprises et je sais que je ne serai pas le seul à ressentir cette présence.
Édouard, c’était ce militant tranquille, qui aimait et provoquait la discussion, parfois un peu têtu et un peu bavard, intarissable sur les histoires de routiers mais qui avait un contact extraordinaire avec les autres et en particulier avec les jeunes.
Le travail politique le plus efficace, c’est certainement, plus que les grands discours, ces dizaines et ces centaines de discussions particulières qui amènent l’interlocuteur à douter des fausses évidences déversées à longueur d’antenne par les médias au service du capital. C’est d’abord ce travail au quotidien que réalisait Édouard avec conviction.
Mais Édouard, qui participait à tous les combats politiques et syndicaux, c’était aussi la détermination tranquille. Il faisait face même quand les choses tournaient mal, même quand pendant la campagne contre le traité constitutionnel nous étions retenus par les forces de polices et poursuivis par la SNCF pour distribution de tracts dans une gare, au nom d’une loi pétainiste de 1942.
Ce moment est un moment d’émotion intense. Mais c’est aussi pour les militants présents, un moment qui les conforte dans l’assurance qu’il faut continuer le combat mené avec Édouard alors que le Président de la République et le gouvernement cèdent aux pressions du patronat au détriment du monde du travail et des plus démunis.
Les militants communistes expriment leur sympathie et leur solidarité à toute la famille d’Édouard et tout particulièrement à leur chère Yvette, à ses enfants, Chantal, Pascale, Didier, Thierry, Carole, Corinne, à leurs coinjoints, à ses petits enfants auxquels il s’est beaucoup consacré et qu’il a toujours accompagné dans leurs passions.
Ils disent à leur ami Édouard comme le chante Jean Ferrat : « Tu aurais pu vivre encore un peu ».