
Après l’annonce du Tribunal de commerce de refus des deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Grand-Couronne, les communistes s’associent à la colère des salariés et dénoncent la décision du tribunal.
Comme vous le lirez dans le communiqué commun des Fédérations de l’Eure et de Seine-Maritime du PCF et dans le tract de la section Eure-Seine, les communistes considèrent qu’un tribunal ne peut rendre de décision légitime aussi opaque lorsque autant d’emplois sont en jeu.
Pour les élus communistes et Front de Gauche à la Région Haute-Normandie, Jean-Luc Lecomte a publié un communiqué qui insiste sur la nécessité d’utiliser la Banque Public d’Investissement en soutien à la raffinerie haut normande.
Dans un secteur stratégique comme celui du raffinage, l’Etat doit prendre ses responsabilités et ne pas en rester aux effets d’annonce comme pour Florange.
Ci dessous, vous trouverez le communiqué commun des fédérations PCF 27 et 76. En pièce-jointe, vous trouverez le tract des communistes d’Eure-Seine ainsi que le communiqué de Jean-Luc Lecomte, pour les élus PCF et FdG à la Région.
Communiqué du PCF 27 et 76 : Le Tribunal de Commerce vient de déclarer les offres de reprise de Petroplus non-recevables. L’avenir industriel de la région Haute-Normandie et de la France ne peut dépendre des Tribunaux de Commerce, illégitimes en la matière.
Il est inacceptable que l’avenir de près de 4000 salariés se joue dans la plus grande opacité. L’opération transparence ne peut se limiter au seul patrimoine de ministres millionnaires.
Le Président de la République et le gouvernement socialiste sont au pied du mur :
Soit, comme face à Mittal, ils plient une nouvelle fois devant les pressions des grands groupes pétroliers comme Total ;
Soit, ils décident de nationaliser la raffinerie de Petit-Couronne afin de sauver ce site et de jeter les bases d’une maîtrise publique de l’énergie (production, coûts, etc). Ce serait enfin un signal fort en faveur d’une stratégie industrielle au service de l’emploi. L’indépendance énergétique du pays est en jeu. L’intervention de l’Etat s’impose.
Il est grand temps également de légiférer en faveur de la taxation sur les produits finis importés. Les parlementaires communistes ont déposé une proposition de loi en ce sens.
L’heure est au courage politique, pas au renoncement total"