Assemblée citoyenne sur l'éducation :

Construisons l’école de l’égalité


3 avril 2012

Lundi 19 mars à Gisors, plus d’une cinquantaine de personnes avaient répondu à l’invitation des candidats du Front de gauche à l’élection législative dans la 5ème circonscription : Jean-Luc Lecomte et Gladys Prieur à une assemblée citoyenne sur le thème de l’Ecole et l’Education .

De nombreux parents, enseignants, élèves, syndicalistes, élus … étaient présents : ce qui prouve que l’école qui est au cœur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon est l’affaire de tous .

Le débat fut riche de témoignages et de propositions . Il s’agissait bien de réfléchir afin d’assurer demain l’école de l’égalité .

Stéphane Bonnery, enseignant chercheur et animateur du réseau école au PCF a brillamment décrit la situation actuelle et proposé en débat des solutions pour défendre et transformer le système public d’éducation .

Le pouvoir a la volonté de construire une autre école inégalitaire . En individualisant les parcours, en instituant un socle commun qui distingue l’obligatoire de l’accessoire, il veut former des salariés sur lesquels le patronat pourra influencer sur les salaires .

Tous les enfants sont capables d’apprendre la même chose mais il faut créer les conditions . Aucun élève n’est voué à l’échec . Et ce n’est pas en culpabilisant les élèves, les enseignants, les parents que la situation va s’améliorer .

- Il faut remettre en place les 80 000 postes supprimés.
- Il faut rétablir le samedi matin car en supprimant les 3 heures du samedi matin , l’élève perd 1 an de scolarité .
- L’accès à la maternelle doit se faire dès 2 ans .
- L’école doit être obligatoire de 3 à 18 ans .
- Il faut établir un plan de luttes contre les inégalités .
- Il faut repenser la culture commune .
- Il faut faire de l’école un grand service public d’éducation .
- A formation égale, diplôme égal .
- Avoir le même bac est une garantie de l’égalité .
- Et arrêtons de transférer sur les familles les échecs de leurs enfants .
- Soutenons la FCPE qui demande la suppression des devoirs à la maison qui accentuent encore plus les inégalités .
- 56% des élèves sont issus de parents ouvriers, chômeurs, agriculteurs et employés : soit plus d’un enfant sur 2 . L’école doit être faite d’abord pour eux . Aujourd’hui, il n’y a plus de place à l’école publique pour un enfant qui a des soucis .

La suppression massive de 4000 postes dans l’enseignement professionnel du fait de la RGPP et du bac pro en 3 ans au lieu de 4 se traduit par des situations difficiles dans de nombreux lycées . Les enseignants du LEP de Gisors en ont largement témoigné .

L’enseignement professionnel doit être la mission de l’Etat et non des régions et à ce propos Jean-Luc Lecomte a rappelé la nécessité de la construction d’un lycée dans la vallée d’Eure .

L’apprentissage a été l’objet de nombreuses interventions au moment où Sarkozy/ Châtel prévoient d’envoyer les enfants en difficulté en apprentissage dès 14 ans sans même avoir fini leurs années de collège . Le débat manuel/intellectuel n’est plus de mise . Tout travail manuel étant intellectuel à notre époque car tous les élèves doivent avoir un bon niveau, c’est ce que l’on appelle la culture commune . C’est pourquoi le Front de Gauche est contre l’apprentissage à 14 ans et pour une même formation jusqu’à la fin du collège en créant le collège unique qui n’existe pas vraiment aujourd’hui, l’apprentissage se faisant ensuite dans les lycées professionnels .

L’école vit dans une société malade : il fait donc aborder les questions de la société . Nous voulons la même éducation partout . Le savoir est une arme pour penser le monde donc agir dessus . Jean-Luc Lecomte est intervenu sur le rôle des parents, des enseignants, des élèves , des élus qui , dès la parution de la carte scolaire se sont mobilisés pour sauver des classes .Jamais autant de luttes n’ont eu lieu dans le département et c’est ainsi que grâce à la mobilisation des classes ont été sauvées à Gisors, les Andelys, Gasny , Tilly, La Chapelle Réanville , Bois-Jérôme, Romilly …

Un poste de RASED a été sauvé à Vernon .

La question du financement de ces mesures fut à peine posée car l’assistance sait bien que la France est un pays riche et que l’on sait très bien où prendre l’argent .

Sur les 287 milliards du budget de l’éducation nationale (primaire et secondaire) 60 milliards sont utilisés pour les salaires des personnels et 50 milliards d’intérêts pour les banques !

Dépenser pour l’école, c’est investir pour l’avenir .

Contre le boucler fiscal qui ne profite qu’aux plus riches, nous opposons le bouclier du savoir qui fera de nos enfants les porteurs d’un nouvel avenir de progrès .

Annick Le Gac


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