Retraites/Medef : Les larmes de crocodiles du Medef n'ont que trop coulé
Un communiqué d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, sur les nouvelles exigences du syndicat patronal dans le dossier des retraites, exigences présentées sous forme de (com)plaintes lors des universités d’été du patronat, en présence de 8 ministres du gouvernement.
3 septembre 2013
A l’université d’été du MEDEF, son nouveau président en a fait des tonnes.
Mauvais comédien, Pierre Gattaz aimerait faire croire qu’il a été lésé dans la négociation sur les retraites.
C’est tout le contraire ! Le patronat sort grand gagnant de cette pseudo consultation où les cartes ont été biseautées avec le transfert annoncé par le gouvernement des cotisations familiales payées par les entreprises (34 milliards d’euros) vers les ménages.
Le moins du monde rassasié par ce formidable cadeau fait par le gouvernement sur le dos des familles, voilà qu’il réclame la fin de l’ISF et l’abandon de la taxe à 75% !
Plus le MEDEF obtient, plus il en demande. Pour preuve, 200 milliards d’aides publiques sont distribuées chaque année aux entreprises, soit l’équivalent de la richesse produite par l’industrie.
En 2012, les liquidités détenues par les groupes du CAC 40 ont atteint un nouveau record à 161 milliards d’euros. Les charges financières payées aux banques et les dividendes versés aux actionnaires s’élevaient à 309 milliards, contre 147 milliards de cotisations sociales.
Le gouvernement doit arrêter de trembler devant les rodomontades patronales. Ces fausses colères surjouées n’ont qu’un but : faire oublier les formidables gains amassés par les grands patrons sous la forme d’aides fiscales, de crédits d’impôt et d’exonérations.
Les larmes de crocodiles du Medef n’ont que trop coulé.


