Bernay :
il y avait foule à la réunion publique du Front de Gauche !
2 mars 2010
Belle salle, belle table de presse (tracts, affiches du Front et des organisations...), bonne sonorisation, 51 personnes, une majorité de retraités-es et de salariés-es de la Fonction Publique habitants de Bernay, Broglie, Thiberville, et des amis-es et camarades de Serquigny/Brionne présentes à 18h30 un lundi soir, jour inhabituel à Bernay.
Lundi 1er mars, jour de la réunion publique, était aussi date du 1er jour de la transformation de la Poste en S.A., et de sa privatisation, et c’est tout naturellement que la réunion a été introduite par un syndicaliste de la Poste, Régis D., qui a rappelé et insisté que la privatisation ne datait pas d’aujourd’hui, et que sous des gouvernements PS ou de droite, les attaques contre le Service Public de la Poste, depuis 1982, trouvent leur aboutissement aujourd’hui. La prise de parole du postier, qui effectue des remplacements depuis 30 ans, et qui connaît toute la région, a fait un descriptif sombre du service public postal et a invité l’assemblée à défendre la Poste bec et ongles. Son intervention a été suivie par celle d’Eric P., syndicaliste ex-ANPE, aujourd’hui Pôle Emploi, qui a rappelé les conditions exécrables dans lesquelles les travailleurs sans emploi sont traités, il nous a éclairés qu’aujourd’hui, les travailleurs sans emploi sont traités comme des "clients" par le Pôle Emploi. Il a rappelé nos interrogations sur le rôle des CESR dans le traitement des formations. Gilles F., militant associatif, a rappelé la responsabilité du gouvernement Sarkozy dans les restrictions des libertés fondamentales et publiques, et a insisté sur les batailles décisives à mener contre les injustices en direction des travailleurs, des jeunes, des précaires, des Sans-Papiers... Dans la salle, d’autres responsables associatifs présents, comme Jean-Claude V., pour le Mouvement Altermondialiste, et Marceau M., sur les questions de Laïcité, auraient pu intervenir aussi, tant ces questions sont fondamentales et aujourd’hui attaquées par une droite qui a déclaré la guerre sociale.
La soirée avançant, c’est tout naturellement que la parole fut donnée aux représentants des organisations rassemblées dans le Front de Gauche pour être les yeux et les oreilles de tous ces témoins, et avancer les perspectives d’un débouché politique à Gauche vraiment, pour une gauche combative, pour mettre une bonne gauche à la droite, avec celles et ceux qui mettent les mains dans le cambouis.
C’est Valéry BEURIOT, candidat dans l’Eure, qui, pour le PCF, après avoir décrit la situation de l’enseignement public dans les écoles, collèges et lycées, a présenté les propositions du Front de Gauche, puis Mickaël DESPRES et Geneviève MAGNAN candidats ,pour le Parti de Gauche, ont rappelé la situation sanitaire en France et les graves difficultés dans les quartiers comme à la Madeleine, enfin Pascal DIDTSCH candidat, pour la Gauche Unitaire, après avoir rappelé que GU rassemblait des anciens militants de la LCR et de l’ancien courant Unir du NPA, ainsi que des militants du mouvement social,a souligné que l’espoir à gauche était le Front de Gauche, qu’après les élections, il faudra batailler encore davantage pour élargir le Front de Gauche, qui prend tout son sens avec la lettre ouverte de GU ce week-end au courant unitaire du NPA pour rejoindre le Front de Gauche.
Jean-Luc Lecomte, adjoint au Maire de Vernon, tête de liste du Front de Gauche dans l’Eure, sur tous les fronts depuis le début de la campagne, sur le quartier de la Madeleine à Evreux dimanche avec Sébastien Jumel, puis le lundi matin à Pont-Audemer, a centré son intervention sur la grande question des aides publiques aux entreprises. Il a rappelé qu’il fallait interdire toute aide aux entreprises qui spéculent et/ou font des bénéfices, le débat a eu lieu sur l aide aux petites entreprises. Le débat n ’est pas clos. Jean Luc a rappelé les propositions du Front de Gauche sur les questions du transport des salariés vers leurs entreprises, qui doit être financé par les employeurs, les patrons ; la gratuité pour les jeunes et les chômeurs, a rappelé la bataille du rail à mener, des questions centrales sur la santé, avec la défense des hôpitaux de proximité.
Deux batteries de questions ont suivi les interventions des orateurs : comment attirer les jeunes dans les débats, avec la question du plaisir, de l’utopie, les questions sur la décroissance, que faire au second tour, le rôle à venir des CESR, auxquelles Mickaël et Jean-Luc ont répondu en s’appuyant sur le programme Régional défendu par le Front de Gauche,
Et c’est par une Internationale proposée par Pascal et chantée par tous que la soirée s’est achevée suivie un pot de camaraderie où le matériel (affiches, tracts...) a été réparti, après un appel à rendez-vous à 17h15 jeudi devant la gare de Bernay, pour se rendre au meeting au Parc des Expositions à 18h30 à Rouen.
Texte : Pascal Didtsch




